80 % des influenceurs ne divulguent pas leur contenu publicitaire, ce qui met les marques en danger

Quatre influenceurs sur cinq sur les réseaux sociaux ne divulguent pas de contenu payant, selon un nouveau rapport de la Commission européenne.

Pourquoi nous nous en soucions. Si un influenceur ne dit pas clairement qu’une publication est une publicité, non seulement il enfreint les directives publicitaires, mais l’influenceur et la marque dont il fait la promotion pourraient être enfreindre la loi.

Exigences légales. Dans l’Union européenne, les lois sur la consommation exigent que les influenceurs soient transparents dans leurs publications. Ils ne doivent pas fournir d’informations fausses ou trompeuses sur les produits ou services couverts par la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Si un influenceur gagne de l’argent ou profite de la promotion des produits ou services d’une marque dans une publication, il doit le divulguer comme publicité.

De plus, les influenceurs qui vendent leurs propres produits ou services sont soumis aux mêmes responsabilités légales que les boutiques en ligne. Cela implique de fournir aux consommateurs les garanties juridiques et les droits de rétractation nécessaires, comme l’exige la directive sur les droits des consommateurs.

Le rapport. La Commission européenne a analysé les publications de 576 influenceurs sur les principales plateformes de médias sociaux non précisées. Il a fait état des constatations suivantes :

  • Parmi tous les influenceurs, 97 % ont partagé des publications contenant du contenu commercial, mais seulement 20 % ont systématiquement révélé que le contenu était en réalité de la publicité.
  • 30 % des influenceurs n’ont inclus aucune information sur l’entreprise, telle que l’adresse e-mail, le nom de l’entreprise, l’adresse postale ou le numéro d’enregistrement, dans leurs publications.
  • 38 % des influenceurs n’ont pas utilisé de labels de plateforme destinés à divulguer du contenu commercial, comme le bouton « partenariat payant » sur Instagram. Au lieu de cela, ils ont choisi des termes alternatifs comme « collaboration » (16 %), « partenariat » (15 %) ou exprimer leur gratitude envers la marque partenaire de manière générique (11 %).
  • 40% des influenceurs ont veillé à ce que la divulgation reste visible tout au long de la communication commerciale. De plus, 34 % des profils d’influenceurs ont affiché la divulgation immédiatement sans nécessiter d’étapes supplémentaires, comme cliquer sur « en savoir plus » ou faire défiler vers le bas.
  • Parmi les influenceurs interrogés, 40 % faisaient la promotion de leurs propres produits, services ou marques. Parmi ce groupe, 60 % n’ont pas systématiquement ou pas du tout divulgué que leur contenu était publicitaire.

Ce que dit la Commission européenne. La Commission européenne a déclaré dans un communiqué :

  • « Le droit européen de la consommation prévoit que les communications commerciales doivent être transparentes. Dans leurs publications, les influenceurs ne doivent pas induire les consommateurs en erreur avec des informations fausses ou mensongères sur les produits ou services promus qui relèvent de la directive sur les pratiques commerciales déloyales.
  • « Toute promotion des produits ou services d’une marque dans une publication qui lui rapporte des revenus d’influence ou d’autres types d’avantages doit être divulguée comme une activité publicitaire.
  • « En outre, les influenceurs qui vendent des produits ou des services pour leur propre compte ont les mêmes obligations légales que les boutiques en ligne, comme par exemple offrir aux consommateurs des garanties légales ou des droits de rétractation comme l’exige la directive sur les droits des consommateurs.

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Plongée profonde. Lire le rapport de la Commission européenne rapport dans son intégralité pour plus d’informations.


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