À partir du 1er janvier 2026, toutes les voitures en Espagne devront être équipées d'une balise V16. Avec ce nouveau dispositif, la Direction générale de la circulation (DGT) cherche à remplacer les triangles d'urgence (qui étaient obligatoires entre 1999 et 2023). Selon l'agence, les V16 promettent d'améliorer la sécurité routière, mais des doutes subsistent quant à la confidentialité, au coût et à l'efficacité. Concernant le premier, le grand doute que de nombreux utilisateurs ont est de savoir si la DGT pourrait nous suivre à travers lui, comme lorsque l'INE nous suivait en accord avec les opérateurs.
Équipement. Les balises homologuées V16 disposent d'un GPS et d'une carte SIM intégrée, avec une connexion active jusqu'à douze ans. Cela signifie qu'ils peuvent transmettre notre position à un récepteur. Et c'est exactement ce qu'ils font lorsqu'ils s'activent. Il ne s’agit cependant pas d’un système de surveillance continue : la transmission se limite aux situations d’urgence, par exemple en cas d’accident.
La DGT a précisé que c'était le seul objectif et qu'aucune fonctionnalité supplémentaire ne pouvait être intégrée. « La balise transmet uniquement la position exacte de notre véhicule afin d'éviter les accidents de la route, mais elle ne collecte ni n'émet d'informations personnelles sur nous ou notre véhicule », rappellent-ils. Pour recevoir l'approbation, les balises doivent répondre à cette exigence. Pour profiter de tout le potentiel des balises V16, il est nécessaire d’utiliser des applications, mais selon la DGT ce n’est pas obligatoire. Si cela nous intéresse, grâce à des applications telles que SOS Alert ou MyIncidence, nous pouvons faire en sorte que l'appareil contacte l'assureur en cas d'accident.
Mythes. Une autre rumeur veut que la DGT puisse associer les données de la balise à notre identité ou au véhicule. En réalité, il n’y a aucun lien entre la balise et les données personnelles du conducteur. Cela signifie que même si la balise diffusait constamment notre position, il n’y aurait aucun moyen de savoir qui conduisait la voiture.
La DGT ne peut pas utiliser les balises comme système de localisation selon le code de la route et les règles d'homologation : la balise ne peut émettre que des informations spécifiques pour prévenir les accidents et améliorer la sécurité routière. Toute tentative d'utiliser ces données pour imposer une amende ou surveiller les conducteurs violerait la loi sur la protection des données et le RGPD.
Sanctions. La législation est claire : vous pouvez recevoir une amende pouvant aller jusqu'à 200 euros si vous n'avez pas la balise sur le véhicule. Une activation incorrecte sans accident peut également être sanctionnée par une amende, bien que les balises homologuées disposent d'un délai de grâce de 100 secondes pour permettre de vérifier leur fonctionnement sans générer de fausse alerte.
Commentaires. Comme l'a dit mon collègue Alberto de la Torre, de Xataka Movilidad, les balises sont une idée intéressante, mais avec des problèmes d'exécution. Et c'est pourquoi il affirme que « il ne lui vient même pas à l'esprit de jeter les triangles ». Alberto pense que c'est une bonne idée d'avoir un dispositif qui puisse être placé sans sortir du véhicule, mais il critique l'opacité des chiffres de la DGT utilisés pour argumenter sur la nécessité de mettre fin aux triangles.
Surtout quand, précise-t-il, « leur niveau de visibilité de jour et sous un bon éclairage tend vers zéro ». « En plein jour, les différences entre le réglage du gyrophare V-16 de la DGT et l'activation du clignotant de la voiture sont : aucune », ajoute-t-il. D'autres critiques du produit lui-même portent sur son autonomie maximale (30 minutes) et sur l'intérêt éventuel de forcer l'achat massif d'un produit d'environ 40 € pour faire des affaires. La réalité est qu’ils conviennent parfaitement à l’industrie chinoise et que la grande majorité est fabriquée par le géant asiatique.