« Je veux des moteurs à combustion interne. » C'est ainsi que s'exprimait clairement le patron de Stellantis, Jean-Philippe Imparato, en début d'année. Une déclaration d'intention qui s'est concrétisée puisque le groupe a continué cette année à produire cinq moteurs diesel.
Audi prend également le train de relancer le diesel, dont la part de marché en Espagne est ridicule et n’a diminué que depuis 2020.
La part de marché du diesel est tombée à un plus bas historique en Espagne et s'élève aujourd'hui à 5,3 %.
Il est clair depuis longtemps que la fin des moteurs à combustion n’est pas proche. Tout indique qu’on peut oublier cette date fatidique de 2035 et qu’elle a bouleversé l’industrie automobile, car la voiture électrique ne fonctionne pas comme prévu. La demande ne croît pas au rythme qu’elle devrait (même si elle est soutenue), les infrastructures de recharge ne sont pas suffisantes et les constructeurs ne sont pas rentables dans le secteur des voitures électriques.
De l'interdiction la plus absolue à l'acceptation d'exceptions pour les carburants de synthèse, en passant par l'autorisation éventuelle des hybrides rechargeables, les constructeurs doivent consentir à des investissements à long terme sans savoir s'ils porteront leurs fruits. Ils reviennent donc tous aux moteurs à combustion.
L’un d’eux est Stellantis, qui était censé tuer le diesel cette année mais continuera à en fabriquer pendant encore plusieurs années. La production de son moteur diesel, le 1.5 BlueHDi de 130 ch, dans l'usine de Trémery, dans le nord de la France, se poursuivra jusqu'en 2030. Et de fait, la nouvelle Peugeot 308 maintient ce moteur dans sa gamme.
En plus de cela, Stellantis continuera à produire quatre autres moteurs diesel en 2025 : le 2.0 BlueHDi, destiné essentiellement aux petits véhicules utilitaires, ainsi que le 1.6 turbo, toujours sous le capot de la Fiat Tipo, et deux blocs de 2,2 litres, l'un pour les Alfa Romeo Stelvio et Giulia, et l'autre pour les plus gros véhicules utilitaires.
Une autre marque est Audi, qui a présenté un « nouveau » moteur diesel hybride doux – l'évolution du V6 3.0 TDI – qui combine pour la première fois la technologie MHEV plus avec un compresseur électrique. Il s'agit d'un nouveau moteur diesel V6 de trois litres qui développe une puissance de 220 kW (299 ch) et un couple maximal de 580 Nm.
Ce moteur, détaille la firme allemande, est homologué pour utiliser du carburant HVO durable conformément à la norme européenne EN 15940 et ne sera pas bon marché : il débutera à 82 270 € pour la gamme Audi A6, et dans le cas de la famille Audi Q5, il débutera à 82 600 €.
La vérité est que la part de marché du diesel est tombée à un plus bas historique en Espagne, et elle est aujourd'hui de 5,3 %. En octobre, il a même été dépassé par le GNC-GPL, nous verrons donc comment le jeu se déroulera, même si ce moteur Audi porte le label ECO.
Images | Audi, Peugeot
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