En janvier 2022, après deux ans de négociations avec les représentants syndicaux et de nombreux projets publiés, le gouvernement présente une réforme du régime spécial des travailleurs indépendants (RETA), qui suscite alors une grande indignation au sein du groupe. Le paiement était proposé comme un système « progressif », mais la colère venait du fait que les frais restaient élevés à partir de la tranche la plus basse (600 euros).
La semaine dernière, le ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations a annoncé un projet d'augmentation du paiement mensuel de cette redevance à partir de 2026, jusqu'à 217,37 euros pour ceux qui gagnent moins de 670 euros par mois et jusqu'à 796,24 euros pour ceux qui gagnent plus de 6 000 euros par mois. Cela a suscité de nombreuses protestations de la part des groupes représentant les travailleurs indépendants en Espagne.
Et la contestation semble porter ses fruits. Le ministère de la Sécurité sociale a annoncé qu'il proposerait de geler en 2026 le quota pour les travailleurs indépendants gagnant jusqu'à 1.667 euros. En outre, il a déclaré que s'il ne parvenait pas à un consensus parlementaire, il prolongerait les taux actuellement en vigueur.
Qu’arrivera-t-il à ceux qui gagnent le plus ?
Il y a maintenant une nouvelle proposition : un gel des trois premières sections, la partie la plus basse du tableau. Concernant ceux qui gagnent le plus, l’augmentation des indemnités doit se poursuivre, selon la loi signée en 2022, même s’il reste à savoir de quel montant.
La semaine dernière, le ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations a évoqué une augmentation à 796,24 euros pour ceux qui gagnent plus de 6 000 euros par mois. De son côté, El Diario a divulgué des informations sur les négociations qui suggèrent que le nouveau plan est inférieur à ce chiffre : les travailleurs qui gagnent le plus augmenteraient leur quota de 2,5% (par rapport aux 35% initiaux).
De nombreux indépendants paient trop cher
La ministre Elma Saiz a accordé une interview au quotidien El País, publiée tôt ce matin, pour aborder ce sujet. Et elle affirme que la proposition vient du fait que de nombreux travailleurs indépendants qui gagnent peu ont décidé, malgré cela, de payer une cotisation plus élevée que celle à laquelle ils ont droit (afin d'améliorer ultérieurement leur pension).
Selon les données du Ministère, 60% des indépendants qui se trouvent dans la partie inférieure du tableau, avec des revenus plus faibles, ont décidé de surcoter : « Ils auraient pu payer 200 euros et en ont payé en moyenne 300. De cette évidence est née cette première proposition. »
Le ministre a également donné un autre chiffre choquant : actuellement, une personne qui a travaillé comme indépendant toute sa vie, lorsqu'elle arrivera à la retraite, gagnera en moyenne 650 euros de moins qu'une personne salariée.
Tout cela fait partie d’une norme votée en 2022
La semaine dernière, le ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations a défendu que, de toute façon, la nouvelle proposition pour les travailleurs indépendants pour 2026 laisse les trois quotas pour les sections les plus basses entre 217 et 271 euros, en dessous du minimum de 2022, l'année précédant le début du nouveau système, où il était de 294 euros.
Il est important de garder à l’esprit que les frais augmenteront conformément à la réglementation d’il y a trois ans. En 2022, le Gouvernement, les agents sociaux et les associations d’indépendants se sont mis d’accord sur un calendrier pour négocier tous les trois ans de nouveaux quotas correspondant à ces différentes tranches de revenus. A cette époque, le système avait été approuvé mais les montants n'étaient pas payés et on parlait même de les réduire pour ceux qui gagnaient le moins.