Le Gouvernement s'oriente vers le modèle allemand : en 2026 il y aura un titre de transport unique pour voyager avec un paiement unique. Il y a des petits caractères

L'Espagne est sur le point d'essayer son propre « modèle allemand » de transport. Pedro Sánchez a profité d'une de ses dernières apparitions de l'année pour annoncer la création d'un abonnement unique aux transports. La mesure, qui sera approuvée lors du dernier Conseil des ministres de l'année par un décret-loi royal, prolonge les aides déjà en vigueur, mais introduit également un nouveau concept de « forfait » pour voyager à travers le pays.

Comment ça marche et combien ça coûte. Le nouveau système entrera en vigueur dans la seconde quinzaine de janvier et propose une structure tarifaire radicalement simple. Il y aura un forfait de 60 euros par mois pour le grand public et un tarif réduit de 30 euros par mois pour les jeunes de moins de 26 ans. Avec ce pass, l'utilisateur pourra utiliser tous les trains Cercanías, les trains Media Distancia et les lignes de bus longue distance de l'État. L’idée est de passer du modèle de « prime pour aller travailler » à un modèle de « prime pour se déplacer en Espagne ».

Les petits caractères. Parce qu'il y en a. L'abonnement couvre, au départ, tout ce qui dépend de l'État : Renfe (Cercanías et Media Distancia) et les concessions de bus de l'État (les VAC qui traversent la péninsule).

Cependant, le métro, les tramways et les bus urbains ou interurbains (comme ceux des consortiums régionaux) relèvent de la compétence régionale ou communale. En ce sens, Sánchez a lancé un appel explicite aux communautés autonomes des autres groupes politiques pour qu'elles adhèrent progressivement au système, dans le but ultime qu'avec une seule carte, vous puissiez voyager à moindre coût d'un point éloigné d'Andalousie, par exemple, à un autre du Pays Basque.

Un changement par rapport à l'année dernière. Cette annonce représente un bond par rapport aux bonus en vigueur depuis juillet. Jusqu'à présent, le système reposait sur des pourcentages de réduction (50 % pour les abonnements Avant ou 40 % pour les abonnements urbains) et des prix fixes très bas pour les utilisateurs récurrents locaux (20 euros pour les Cercanías d'un noyau). Le nouveau pass de 60 euros ne remplace pas ces billets pour l'utilisateur qui va uniquement de son domicile au travail dans la même ville, mais il offre une alternative massive pour ceux qui ont besoin de mobilité interprovinciale ou qui combinent plusieurs hubs Cercanías, se rapprochant du concept de mobilité en tant que service (MaaS).

Reproduire le modèle allemand et autrichien. Même si l'annonce ne les mentionne pas explicitement, la mesure aligne l'Espagne sur les politiques de mobilité les plus ambitieuses d'Europe du Nord, comme le Klimaticket autrichien ou le Deutschlandticket allemand. La philosophie est identique : supprimer le paiement de chaque trajet et le remplacer par un forfait qui invite à un usage illimité du réseau.

Avec un prix de 60 euros, la proposition espagnole se situe dans une fourchette de prix très similaire à l'abonnement allemand (qui s'élèvera à 63 euros en 2026), même si elle naît avec un handicap important : l'Allemagne a conclu un pacte fédéral pour inclure le métro urbain et les bus dès le premier jour. En Espagne, le gouvernement devra se battre pour les accords. Un autre point qui peut donner l’impression de ne pas inclure l’AVE ou les trains longue distance est également courant dans le modèle allemand.

Par | Le pays en X

Newsletter

Rejoignez notre newsletter pour des astuces chaque semaine