Se rendre au bureau nuit à la qualité de vie de nombreux Espagnols : l'étude sur la santé et le bien-être au travail réalisée par Edenred et Savia indique que 62,4 % des professionnels considèrent que les déplacements quotidiens « limitent leur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ».
Il se trouve que la génération la plus jeune du monde du travail, la génération Z, est celle qui semble souffrir le plus mal ici et surtout celle qui vit dans les grandes villes d'Espagne.
Par territoire, Madrid (69,4%) et la Catalogne (69%) affichent les pourcentages les plus élevés, suivies par la Communauté valencienne (60,9%) et l'Andalousie (57,7%). Parallèlement, ceux qui voient le plus que leur vie est affectée négativement par le temps perdu dans les transports sont les professionnels de la génération Z : 70 % perçoivent le trajet comme un obstacle à leur quotidien et sont suivis de près par les millennials.
En même temps, il est important d’en tenir compte puisque la conciliation est consolidée comme un critère déterminant pour le choix d’une entreprise. 52 % des travailleurs l'identifient comme « un facteur clé, un pourcentage qui s'élève à 62,4 % chez les jeunes millennials ».
Nouvelle loi
Parallèlement, comme le rappelle la revue Equipos y Talento, jeudi 13 novembre dernier, le Congrès a définitivement approuvé la nouvelle loi sur la mobilité durable, qui reconnaît la mobilité comme un droit citoyen.
Cela introduit l'obligation pour les entreprises de développer des plans de mobilité durable (pour aller au travail) qui favorisent des modes de déplacement plus efficaces et avec moins d'impact environnemental : à pied, à vélo, en transports en commun ou en covoiturage.
Le bureau est un coût supplémentaire
En plus du coût économique, nous avons vu qu'en Espagne, les gens passent en moyenne 63 minutes par jour pour se rendre au bureau : une demi-heure pour aller et une autre pour rentrer chez eux.
Une étude réalisée dans notre pays a montré l'année dernière que les dépenses liées au travail effectué par un employé qui se rend au bureau et ceux qui restent à la maison et a découvert que « la majorité des employés chercheraient un autre emploi si les frais de déplacement pour se rendre au bureau étaient plus élevés que raisonnables ».