Les avantages des feux V16 connectés sont essentiellement au nombre de deux : ils permettent de signaler une panne sans sortir du véhicule et ils diffusent la position de la voiture endommagée, afin que les autres conducteurs reçoivent cette information soit sur les panneaux de trafic variables, soit sur l'écran des véhicules connectés.
Mais il existe un système qui existe depuis des années et qui remplit une fonction similaire : le Traffic Message Channel (TMC), qui signale les incidents directement aux navigateurs GPS et au système multimédia de la voiture. Ce qui inclut les pannes. Et c'est gratuit, contrairement aux V16 qu'il faut acheter, et ils oscillent entre 40 et 50 euros. En Espagne, il est peu utilisé, mais il est répandu dans de nombreux pays européens.
Gratuit et fiable, mais presque inconnu en Espagne
Le Traffic Message Channel (TMC) n'est pas un appareil physique comme le V16 : c'est un canal de messages routiers qui, via une station radio, émet des messages codés qui sont déchiffrés par les navigateurs et les autoradios. Ces messages signalent tous types d'incidents : un véhicule en panne, des embouteillages, des fermetures de routes, des travaux, etc.
Ainsi, décodé par un navigateur, il propose des itinéraires alternatifs en temps réel, sans avoir besoin d'être connecté à Internet et de manière totalement gratuite pour l'utilisateur. Les informations routières proviennent de différentes sources (police, système de mesure du trafic, stations météorologiques). Lorsque les appareils de la voiture le reçoivent, il alerte par un signal acoustique et visuel. Et dans le cas du GPS, il propose, si nécessaire, un nouvel itinéraire pour éviter l'incident.
Comment fonctionne le TMC ? Le protocole de transmission TMC est diffusé à l'aide d'un canal RDS de radio FM, avec des groupes de données de 104 bits envoyés à la sous-porteuse de 57 kHz. Les informations arrivent codées dans les appareils de la voiture par paquets répétés deux fois pour garantir leur fiabilité : le récepteur ne les valide que si les deux correspondent.
Les expéditeurs et les destinataires gèrent l'insertion, la répétition, la mise à jour ou la suppression des messages. Et le récepteur identifie également les nouveaux messages, supprime les anciens et, si nécessaire, change de fréquence pour améliorer la réception. Le signal est émis par cycles de 5 minutes, afin que les conducteurs reçoivent rapidement l'avertissement.
Étant donné que chaque pays utilise un codage différent, il a besoin de métadonnées supplémentaires, telles que l'identification de l'expéditeur et sa base de données, des informations sur le cycle d'émission, le nombre total de messages nouveaux, les mises à jour, les répétitions ou les codes de contrôle.
Que rapporte-t-il ? Un message TMC standard comprend les informations suivantes :
- Type d'incident (11 bits) : l'information trafic elle-même et de quoi il s'agit (panne, embouteillage, accident, travaux, route ou voie fermée, etc.).
- Localisation (16 bits) : la route, la zone ou le point kilométrique de l'incident.
- Adresse et extension (4 bits) : indique le sens du trafic et la longueur du tronçon concerné.
- Durée (3 bits) : indique la durée estimée de l'incident (de 15 minutes à toute la journée)
- Itinéraire alternatif (1 bit) : indique s'il est conseillé ou non de modifier l'itinéraire.
De plus, le système TMC-RDS dépend de bases de données qui codent les emplacements géographiques pour identifier le lieu ou la zone où l'incident ou l'événement s'est produit. Ils se situent à différents niveaux, local, régional, national ou international. Dans un pays, il peut y avoir jusqu'à 64 bases de données contenant chacune plus de 65 000 points.
Utile et gratuit, mais marginal en Espagne. Dans notre pays, l’utilisation du TMC est pratiquement anecdotique. Une seule station propose ce service : RNE3. Étant national, il n'émet pas d'avertissements locaux ou régionaux, il ne fonctionne donc que pour les avertissements sur les routes et autoroutes ou les autoroutes dépendant de l'État (DGT). De plus, il est obsolète.
Il convient de se demander pourquoi cette maladie ne s’est pas répandue davantage dans notre pays. D'autant plus que sa mise à jour coûte environ 80 euros à l'opérateur radio et qu'elle est totalement gratuite pour les utilisateurs et compatible avec la plupart des véhicules. Les navigateurs GPS très populaires peuvent décoder les messages TMC, comme ceux de TomTom, Sony ou Pioneer : ce sont des appareils que n'importe quelle voiture peut emporter.
S'il est vrai qu'il ne remplace pas complètement le V16, puisqu'il ne sert pas à signaler une panne sur la route, il remplit l'autre partie de ces dispositifs : celle d'informer le reste des conducteurs de la panne, ce qui avec le V16 est affiché sur les panneaux variables de la DGT ou uniquement dans les véhicules avec connectivité.
Parmi les pays européens dans lesquels l'utilisation du CCT est répandue, on trouve l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, la Suisse, la Norvège, la Suède et la Pologne.
Images | DGT, TomTom, Volvo
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