Ni les bons ne sont si bons, ni les mauvais ne sont si mauvais. Nous avons des raisons d'être en colère contre les balises V16 obligatoires, mais ce n'est pas du tout une mauvaise idée.

Ce n'est pas une mauvaise idée, mais c'est devenu fatal. Il ne reste que quelques jours avant de devoir bannir les triangles de signalisation et emporter une balise V16 dans la boîte à gants. Et je ne suis pas là pour vous vendre le vélo, ou la balise dans ce cas.

Les réglementations sont ce qu'elles sont, elles nous ont été imposées même si nous ne les aimons pas, mais cela ne veut pas dire qu'elles n'ont pas leurs points positifs. En vérité, si on les compare aux triangles, ils ont tout : de meilleurs points, de moins bons points et des points d'égalité.

Les V16 ne sont pas une mauvaise idée, mais…

…les impositions génèrent toujours du rejet. C’est ainsi et il n’y a pas de discussion possible. C'est quelque chose d'intrinsèque à l'être humain, mais surtout lorsqu'aucun travail didactique préalable n'est effectué. Premier point négatif et uniquement de la responsabilité de la DGT.

Il y a beaucoup d’argent en jeu. De toute évidence, la vente de balises V16 représente un chiffre d’affaires d’un million de dollars. Cela génère des frictions évidentes. D’autant plus que les inventeurs et promoteurs de l’idée sont deux anciens gardes civils. Le plus simple est de penser que ce sont eux qui vont devenir riches. Eh bien, ils gagneront leur argent, mais je n'en suis pas si sûr car leur produit (Help Flash) m'a semblé être d'une qualité et d'une visibilité bien supérieures à la plupart des balises que j'ai utilisées. Les opportunistes associés ou directement issus des grandes usines chinoises seront alignés.

Nous parlons de dizaines de millions d'unités de balises qui auraient dû être vendues avant le 1er janvier 2026. En théorie, parce que beaucoup ne les achèteront pas, ou les achèteront tardivement, et la DGT a déjà prévenu que les agents de la Garde civile seront flexibles avec les amendes pendant cette première phase de mise en œuvre.

C’était déjà arrivé à l’aube des années 2000 avec le caractère obligatoire des triangles. Aujourd'hui, 25 ans plus tard, les triangles de signalisation ne seront plus obligatoires et seront remplacés par les balises V16. Mais venons-en au fait.

Et cela nous amène au prochain point négatif : que nous devons dépenser en moyenne 45 euros par véhicule. Cela fait 45 euros que je pourrais investir dans un (plus) dîner de Noël avec des gens qui ne m'intéressent pas vraiment et avec qui je n'ai pas envie d'être. Maintenant, je doute que ce point soit si négatif.

Mais au-delà de cette obligation, la DGT aurait également dû mener un travail pédagogique pour informer et sensibiliser à temps sur l'intérêt d'un projet pilote de routes connectées au niveau européen pour améliorer la sécurité routière.

La DGT s'est reposée sur ses lauriers et a dû s'excuser. Il a d'abord dit que les balises seraient obligatoires, puis sont venues les balises non connectées qui ne l'étaient pas et enfin celles connectées qui étaient obligatoires.

Et tout cela sans notification massive ni prise de conscience de la motivation de ces appareils. Il y a des gens qui ne savent toujours pas à quoi ça sert aujourd'hui. Il était possible, en effet, que ce reportage aurait dû être fait de manière beaucoup plus active et pédagogique.

Ce qui est bien avec les balises V16

Il ne suffit pas de prévenir les accidents en sortant de la voiture pour placer les triangles ou en alertant un véhicule une fois que nous l'avons en vue qui constituent des avantages immédiats. Il s'agit de prévenir les situations à risque beaucoup plus tôt grâce à des informations via des avis sur des affiches, des navigateurs et d'autres systèmes d'information, de manière plus rapide et unifiée.

L'idée est que si vous êtes coincé, vous n'avez pas besoin de sortir et de dresser un triangle en laissant vos enfants dans la voiture, ou pire encore, de les faire marcher sur l'accotement. Il s'agit également de permettre aux personnes à mobilité réduite ou aux personnes âgées de pouvoir avertir d'un danger sans avoir à descendre de la voiture. Parce qu'ils ne peuvent peut-être même pas sortir de la voiture.

En revanche, il n’est pas vrai qu’il faille mettre la balise et rester à l’intérieur de la voiture. Si c'est sécuritaire, votre truc est de mettre la balise et de vous protéger à l'extérieur du véhicule si nécessaire. Bon sens.

Mieux vaut prévenir que réagir. Il s’agit d’éliminer les scénarios de vulnérabilité dans une situation à risque. Ce point de l’initiative me semble correct.

L'Europe regarde ce que fera l'Espagne à partir de 2026. En vérité, l'implémentation des balises V16 n'est pas une idée nouvelle, mais plutôt la version mise à jour du système d'avertissement utilisé en Allemagne avec le système Traffic Message Channel (TMC).

Ce système permet de signaler les incidents rapidement et directement aux voitures via leurs systèmes multimédia, en lançant l'avis dans les navigateurs qui inclut le type d'incident, le lieu, l'adresse, l'extension, la durée estimée et l'itinéraire alternatif.

Facile, non ? Eh bien, ce système est non seulement efficace mais il est également gratuit et fiable. Oh, surprise, c'est pratiquement inconnu ici. En Espagne, seul RNE3 diffuse ce service avec une couverture pratiquement inexistante.

Et je sais que vous allez me dire que sur une route régionale, il n'y a pas de panneaux lumineux où la DGT vous avertit de la présence d'une voiture, mais si vous utilisez un navigateur et que vous recevez un avis de chantier, d'accident ou de police, vous êtes déjà prévenu. Que la DGT dispose de la notification à la source de la voiture endommagée/accidentée et que TOUTES les voitures connectées reçoivent cette information est un moyen de prévention de masse.

La prochaine étape serait que les applications de navigation soient également connectées à la plateforme DGT 3.0 et canalisent ce type d'avis vers les voitures non connectées dans lesquelles nous utilisons Waze ou Google Maps.

Lien technique avec une porte vers l'avenir

Ce que l’Europe souhaite, c’est analyser le fonctionnement de la mise en œuvre des balises et qu’elles servent de complément aux systèmes d’alerte d’urgence obligatoires dans les voitures depuis 2018.

Depuis que nous avons mis ce système en place, la DGT aurait pu intégrer la communication d'urgence dans la plateforme 3.0. Je comprends que ce n’est ni facile ni viable comme ça, mais comme idée, si c’est quelque chose qui intéresse l’Europe, cela aurait pu être réalisé ici à titre pilote.

Sinon, la solution de facilité : au lieu de devoir acheter la V16, intégrer une notification d'urgence au sein de l'application DGT, ce qui serait plus rapide et gratuit, mais cela irait à l'encontre du principe d'anonymat et totalement contraire à la protection des données. Parce que non, les balises ne vous espionnent pas et ne partageront pas publiquement vos données de géolocalisation en temps réel ou quoi que ce soit du genre. Tout comme un triangle.

Il est également vrai que, pour être honnête, lorsque nous voyons un triangle sur la route, il est très probable que nous voyons également la voiture en panne, car les conducteurs ne placent guère les triangles comme ils le devraient, selon l'article 130 du Règlement général des véhicules.

Sur les routes conventionnelles, il faut placer deux triangles (un devant et un derrière à 50 mètres du véhicule) visibles à 100 mètres. Sur les autoroutes et les autoroutes, il faut en placer un à 50 mètres, même si ce n'est plus obligatoire.

Et voici un détail important : si sur une route courbe, avec de la végétation ou avec des changements de pente, je place un triangle et qu'il n'est pas visible à 100 mètres, je devrai continuer à marcher le long de la route jusqu'à trouver un point où je peux le placer et qui soit visible à 100 mètres auparavant.

À cela s'ajoutent des considérations telles que le fait que les triangles doivent bien sûr être homologués conformément aux spécifications en vigueur, qu'ils sont bien positionnés (pas retournés, tournés ou jetés. Bravo aux triangles en tissu), que le réflecteur utilisé n'agit que lorsque la lumière frappe (presque) perpendiculairement…


Une balise doit émettre un faisceau lumineux horizontal de 360º, ce que le triangle ne peut pas faire. En échange, les balises sont maintenues par des aimants, ce qui pose problème pour les véhicules cabriolets dotés d'un toit en fibre, en aluminium ou en verre. Dans certains véhicules comme les bus et les camions, des tests sont déjà réalisés avec des bras d'extension fixés aux vitres ou des ventouses. Plus de cochonneries.

Personne n'aime dépenser entre 30 et 60 euros pour un appareil avec des lumières (clin d'œil, clin d'œil) et des ombres, moi non plus, mais si vous m'expliquez les raisons pour lesquelles cela peut être utile ou sauver des vies au fil du temps et progressivement, cela me fera mal à la poche, mais d'une manière différente.

Dans Motorpassion | La vérité qui dérange sur les balises V16 : la DGT nous a tellement mal informés que nous avons préféré ne pas les acheter. Le 1er janvier il est fort possible qu'il n'y en ait pas pour tous les goûts

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