Quitter le travail au moment précis où votre emploi du temps se termine est punissable en vertu du nouvel enregistrement des jours ouvrables.

Tout le monde ne comprend pas de la même manière le concept de « respect des horaires » au travail. Pour certains, cela équivaut à commencer à récupérer ses affaires à cette heure-là pour partir plus tard, mais d'autres l'interprètent comme un pointage à l'heure exacte de départ. De telle sorte qu'ils considèrent qu'ils sont « comblés » s'ils franchissent déjà la porte du bureau au moment même où se termine leur journée de travail.

Cependant, avec l’évolution de la réglementation du travail espagnole – et surtout avec le renforcement imminent du contrôle numérique des heures de travail – cette interprétation n’est plus valable. La loi fait clairement la distinction entre être sur le lieu de travail et effectuer un travail réel, une différence qui peut avoir des conséquences disciplinaires, voire sanctionnantes, pour le salarié.

La journée de travail est un travail effectif, pas une présence

Le Statut des Travailleurs, dans son article 34, établit que la journée de travail comprend le temps de travail effectif, c'est-à-dire le temps pendant lequel le salarié exécute son travail ou est à la disposition de l'entreprise. Cela exclut les minutes passées à préparer le départ, à nettoyer le stand, à enfiler un manteau ou à éteindre l'ordinateur.

Ainsi, si la journée se termine à 15 heures, la loi comprend que le travailleur doit effectuer son travail jusqu'à cette heure. Ce n'est qu'à partir de ce moment que vous pourrez commencer à récupérer et à quitter le stand. Pointer à 15h00 exactement, avec votre manteau enfilé et votre sac prêt, peut indiquer que vous avez en fait arrêté de travailler plus tôt, ce qui ne correspond pas au temps effectif requis pour la journée.

Le contrôle du temps et sa fonction de preuve

Depuis l'entrée en vigueur du décret-loi royal 8/2019, toutes les entreprises doivent enregistrer quotidiennement les heures de travail de chaque employé. Ce registre, qui sera encore plus strict lorsque l'imminent arrêté royal du Gouvernement le numérisera, remplit deux fonctions essentielles :

  1. Garantir la transparence du travail, en évitant les abus tels que les heures supplémentaires non rémunérées.
  2. Protéger à la fois l'entreprise et le travailleur, en démontrant que les délais contractuels sont respectés et en respectant les pauses légales.

Le relevé des heures doit refléter la réalité d'un travail efficace, et non de simples pointages automatiques ou pratiques.

Qu'est-ce qui va changer avec les règles d'homologation imminentes

Le nouveau cadre juridique de l'enregistrement numérique du temps renforce la traçabilité des données et étend les obligations des entreprises et des salariés :

  • Seuls les enregistrements numériques certifiés, traçables et non modifiables seront acceptés, pas les feuilles papier, les documents Excel ou les applications pouvant être manipulés ultérieurement.
  • Le système doit conserver les informations pendant quatre ans et permettre un accès direct à l'Inspection du travail.
  • Les entreprises ont l'obligation de veiller à ce que les signatures ne soient pas manipulées et reflètent fidèlement l'activité. Les écarts entre l'entreprise et le travailleur seront enregistrés à la demande de l'un d'entre eux.

Cela signifie que si un employé arrive à 15h00. chaque jour et déjà déconnecté ou récupéré depuis 14h55, le relevé peut être considéré comme faux ou inexact, avec des conséquences tant pour le salarié que pour l'entreprise.

Conséquences possibles du non-respect de la journée de travail effective

L'Inspection du Travail peut qualifier de faute grave toute modification ou tout non-respect du relevé des temps. Les sanctions prévues par la loi relative aux infractions et sanctions dans l'ordre social (LISOS) vont de 625 à plus de 7 500 euros par travailleur, selon le niveau de gravité, de récidive ou de mauvaise foi.

De plus, le travailleur pourrait recevoir une réprimande interne ou une sanction disciplinaire s'il est prouvé qu'il quitte son poste plus tôt ou manipule la signature.

Par | @unonclelégal

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